Je vous resitue la scène où nous nous sommes arrêtés: nous sommes à Asakusa, au Nord Est de Tokyo, et nous devons rentrer au Hamamatsuchô Bus Terminal pour notre excursion de l'après-midi. C'est
bon? Alors c'est parti...
Il nous suffisait qu'à prendre le métro, et puis voilà, non? Et bien ce n'était vraiment pas aussi simple: à Asakusa, il y a plusieurs lignes de métro appartenant à deux compagnies différentes (à
Tokyo, certaines lignes de métro sont gérées par Tokyo Metro et d'autres par Japan Railways : pratique quoi...), et nous n'avons pas réussi à trouver celle qui nous permettrait de rentrer à
Hamamatsuchô...
Solution : taxi ! MAIS : chauffeur LENT et ne parlant pas Anglais, mais surtout ne comprenant pas où nous voulions aller...
Résultat : arrivée à Hamamatuchô avec dix minutes de retard... Heureusement, cela importait peu, étant donné que nous étions les SEULS pour le « Akihabara Tour »: Akihabara (ou
Akiba), alias Electric City mais aussi Mecque inconstestée des Otakus (fans de mangas et de japanimation) du monde entier !
Nous avons donc eu droit à une visite privée, avec une charmante guide, nommée Kaori, très étonnée que des touristes français soient intéressés par la Japanimation et les mangas...
Nous prenons donc la ligne Yamanote, fameux métro aérien faisant un cercle autour de Tokyo, tout en parlant mangas et autres (« Do you remember that a Death Note scene takes place in this
train line? »), et nous arrivons finalement à la Akihabara Station.
Arrivée dans un autre monde...
Des affichages électriques gigantesques et colorés partout, foule de jeunes otakus hommes ou femmes, de punks, de gothiques, etc, et surtout d'innombrables bruits de rue :
- Vendeurs de magasins d'électroniques vantant leurs prix en hurlant dans des mégaphones, souvent des jeunes femmes
- Rumeurs de salles de jeux, entre bruit des pachinkos et des jeux d'arcade
- J-Pop à pleins tubes
- Annonces en tous genres, souvent par une voix féminine « kawaï »
Kaori nous a emmenés dans différents magasins, très souvent sur plusieurs étages, et dans des endroits où nous n'aurions jamais eu l'idée d'entrer (aller au fond d'un couloir situé entre deux
boutiques de figurines et prendre un ascenseur pour accéder à un autre étage, etc) et que d'ailleurs nous n'aurions jamais trouvés tous seuls...
(Je m'excuse pour le peu de photos de figurines et autres goodies bizarres prises dans les magasins, on n'est pas censé avoir le droit d'en prendre déjà, les photos que j'expose ici sont déjà des
photos plus ou moins volées...)
Dans le premier magasin (Radio Kaikan, qui intègre Kotobukiya - les fans sauront de quoi je parle ^^), au dernier étage, des figurines de tous les côtés, soit exposées dans des vitrines soit
démontées et rangées dans des petits sacs plastiques, ou encore simplement dans leurs boîtes. Les otakus collectionneurs de figurines utilisent des box dans les magasins pour exposer avec fierté
leurs collections et aussi faire des échanges.


Il existe également des poupées que l'on peut personnaliser entièrement avec tous les éléments vendus séparément: corps, cheveux, yeux, vêtements, accessoires, etc. Pour ce type de poupées,
des cérémonies d'adoption et de mariage sont même organisées !

Après cet
immense premier magasin, nous avons parcouru la grande avenue à l'ambiance unique : d'innombrables maids en costumes font la promo de leur café, des affiches (pour maid-cafés et autres,
publicités pour jeux-vidéos, dôjinshis...), et des échoppes spécialisées (mangas, DVD anime, figurines, cosplays, jeux vidéo...) s'étendent des deux côtés de l'avenue, dans une ambiance sonore
assourdissante... Près de cette frénésie, dans des petites ruelles perpendiculaires, on trouve des étalages de pièces détachées, notamment pour les radio-amateurs (premier business du quartier
avant l'arrivée des otakus). J'en profite pour me procurer une carte pour appareil photo dans un des très nombreux immenses magasins d'électronique à prix cassés : de bonnes
affaires !
Nous faisons un tour rapide au Tsukumo Robot Kingdom, où nous assistons au spectacle d'un petit robot danseur (que nous avons pu manipuler un peu) et d'un robot T-Rex.
Nous entrons ensuite dans un immense magasin sur 7 ou 8 étages, Mandarake, où chaque étage était spécialisé :
- Figurines
- Mangas et autres ouvrages illustrés, avec un étage réservé aux filles (Shôjo et surtout Yaoi) et un autre aux garçons (majoritairement du Ecchi et du Hentaï...)
Dans un de ces étages, de vieux mangas des années 50 sont exposés dans une vitrine.
- DVD d'animes
- Jeux vidéos, surtout vieux jeux et vieilles consoles
- Cosplays
- Scripts et cellulos originaux
- Maquettes (Gundam et cie)


Petite pause dans un Maid-Café (Pinafore).
Nous sommes accueillis par trois jeunes filles en costumes de maids (« Irrashaimase, Goshujin-sama ! » - Bienvenue Maître !) et introduits dans un décor rose bonbon,
décoré avec des coeurs, des lapins et autres: un univers tout droit sorti d'un manga !
Dans ce café, on peut déguster des boissons chaudes ou froides, des glaces, des pâtisseries maisons, qui avaient l'air vraiment très sucrées au vu des photos! Nous nous laissons guider par Kaori et
prenons un cappuccino (chaud ou froid) : lors du service, la « maid » nous demande ce que nous voulons comme dessin sur la mousse du cappuccino, et elle le réalise avec de la crème
au chocolat, dans un style kawaï : étonnant, on peut vraiment lui demander n'importe quel dessin !
Nous sommes ensuite entrés dans une longue négociation pour être finalement autorisés à les prendre en photo. Les trois filles sont ici de véritables stars, et normalement 30 points
« fidélité » acquis avec des consommations doivent être cumulés pour avoir ce « privilège ». Nous avons néanmoins dû poser avec elles !
En cadeau, trois petites cartes souvenirs, avec une photo de nos trois maids accompagnés d'un petit dessin en style chibi à leur effigie, qui est différent selon la période de l'année (pour nous,
Saison des Pluies, avec costume de grenouille, parapluie etc).
Bien que l'heure officielle du tour soit atteinte, Kaori a gentiment accepté de rester avec nous plus longtemps, voyant mon intérêt pour le quartier (et pour cause !). Nous avons donc
poursuivi notre randonnée à travers cet univers déjanté...

Nous sommes entrés dans le gigantesque magasin Don Quijote, qui abrite au dernier étage le célèbre club AKB 48 (en invité à la Japan Expo de cette année d'ailleurs), où l'on peut assister à des
shows live de maids devenues stars. D'ailleurs, il y avait une queue assez impressionnante qui attendait pour rentrer : il faut réserver son ticket un mois à l'avance apparemment...

Des affiches sur les immeubles font de la pub pour des cafés à thème autres que les maid-cafés :
- Cleaning ears
- Foot massage
- « Brother/Sister »
- Divers cafés avec filles en costumes : infirmières, lycéennes, pijamas, chats, nonnes, cosplays...

De gigantesques Arcade Centers, comme la Taito Game Station, accueillent sur plusieurs étages des pachinkos, du DDR, des Crane Games par centaines, et d'autres jeux d'arcade plus bruyants les uns
que les autres...
Après avoir parcouru l'avenue en long, en large et en travers (merci à Papa pour sa patience), il était temps de faire les emplettes !
Bilan : deux artbooks, un manga en japonais (forcément), un t-shirt, des figurines (des petites, pas trop chères non plus), des souvenirs divers, le tout pour un prix dérisoire comparé à ce
que cela m'aurait coûté en France !

Fin des emplettes à 19h00, et retour à l'hôtel avec 4 sacs (souvenirs, prospectus, publicités, magazines et catalogues gratuits...), et une centaine de photos après une journée excessivement bien
remplie !
Pour le dîner, ne voulant pas aller trop loin, nous tentons une échoppe de Ramens juste à côté de l'hôtel. Aucun touriste, menu en Japonais, mais nouilles vraiment pas terribles (mais bon,
c'était pas cher au moins).
Nous prenons un petit dessert à l'hôtel, la gorge en feu après ces ramens, avant d'aller dormir...
Liens:
Album Picasa
Jour 2
Akibanana (très bon site sur le côté Otaku d'Akihabara, avec notamment un descriptif des différents Maids-Cafés et un lexique "Akipedia"
permettant de mieux savoir ce qu'est le phénomène Moe, dans lequel s'inscrit directement la mode des Maids-Cafés...)
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