22 Juin 2009 - Jour 12 : De temples en jardins...

Publié le par FullMetal Klavikul

(Ce n'est pas sans émotion que je reprends mon récit là où je l'avais arrêté il y a plus de trois ans... Heureusement que j'ai toujours mes notes! Poursuivons, on approche de la fin!)

 

Il pleut ! Sortons les parapluies et préparons-nous, on a encore une journée bien chargée ! Petit déjeuner et départ à 7h45 pour la Kyôtô Station (c’est si pratique de pouvoir aller à la gare à pied depuis le Ryôkan !).

 

Nous prenons un train rempli de lycéens direction Fushimi-Inari-Jinja (10 minutes de train) : à l’arrêt Inari, tous les lycéens descendent en même temps que nous ! C’est en effet ici que se situe le sanctuaire principal dédié aux Inari, ces divinités-renards du shintoïsme, que tous les Japonais viennent prier pour le succès de leurs projets.

 

 

 

Ce lieu incroyable est une colline couverte de petits sanctuaires dédiés à ces sympathiques petits renards, que l’on atteint par des escaliers et par de véritables tunnels de milliers de torii vermillons serrés les uns contre les autres (vus notamment dans Memoirs of a Geisha de Rob Marshall) ! Sous la pluie, l’atmosphère est vraiment surnaturelle, et c’est armés de nos parapluies que nous explorons chaque recoin de ce fascinant dédale…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 30 minutes de montée jusqu’au plus important des sanctuaires, où des milliers de tablettes votives « customisées » nous attendent, nous empruntons un autre chemin sans torii, traversant d’autres sanctuaires dont un dédié aux grenouilles (qui doivent être bien heureuses par ce temps…), et retombons finalement sur le sanctuaire situé en bas de la colline par un chemin écarté.

 

 

 

 

 

 

Nous avions soif après toute cette balade humide… Nous entrons dans une petite auberge pour boire un simple thé vert, que nous avons eu beaucoup de mal à obtenir (« Tea ? », « Ocha ? »). Le résultat fut une tasse remplie d’un liquide verdâtre ultra-sucré et dans lequel baignait des

espèces de granulés soufflés colorés ( ???), le tout pour la modique somme de 450 ¥ la tasse ! Et pas de biscuits, ni rien, et bien entendu breuvage absolument imbuvable…

 

 

Nous reprenons le train (après un petit détour dans une boutique pour acheter un chouette t-shirt) et retournons à la gare de Kyôtô. Comme nous étions très en avance sur notre planning, nous avons décidé d’aller voir ce Palais Impérial que nous avions manqué.

Nous entrons dans un grand parc VIDE, avec ça et là des restes de maison, et au bout d’un moment nous apercevons sur notre gauche un carré de remparts abritant le Palais. Nous allons à la porte pour prendre nos billets, et là nous nous rendons compte que l’on ne peut visiter le Palais sans avoir au préalable fait une réservation au bureau X, situé non-loin. Nous nous rendons au dit-bureau, et là, c’est le drame. On nous demande de remplir tout un formulaire avec n° de passeport et autres réjouissances administratives pour peut-être avoir la chance d’obtenir une place dans le groupe de 8 personnes autorisé à entrer dans le Palais à 14h00 avec un guide. Huuum… Non, merci, ça ira… Nous entrons dans un bâtiment voisin pour nous asseoir un peu, et profitons de vidéos en Japonais sur les différents Matsuri (fêtes traditionnelles) de Kyôtô. Nous « visitons » néanmoins le Palais grâce à un système interactif avec des maquettes et des photos.

 

 

 

 

Nous revenons dans la rue, un peu reposés et déçus (mais aussi désaltérés grâce aux « vending machines » dans le petit pavillon des maquettes), et nous mettons en quête d’un resto sympa pour le déjeuner. Nous n’avons absolument RIEN trouvé d’appétissant, et sommes repartis pour la Kyôtô Station en désespoir de cause. Finalement, nous avons été bien inspirés, puisque nous avons pu ainsi déjeuner dans un Teppanyaki (grill) situé à l’étage d’un building au voisinage de la gare. Au menu, du bœuf sur plaque préparé admirablement et sous nos yeux ébahis par le chef, avec légumes et amuse-bouches divers. En guise de dessert, une très bonne glace au thé vert accompagnée d’un thé à l’anglaise et d’un petit verre d’Umeishu, un digestif à la prune.

 

 

 

 

Nous nous rendons au Daitoku-ji, un complexe de temples situé au Nord de Kyôtô. Le métro nous amène jusqu’à l’arrêt le plus proche, et nous avons pourtant dû marcher au moins 15 minutes avant d’arriver au temple… Heureusement, la pluie avait désormais cessé, mais il faisait à présent très chaud…

 

 

 

 

Nous visitons donc les célèbres jardins Zen du Daitoku-ji (aucune photo autorisée, celle que je vous présente vient d'un autre site). A l’entrée, on nous a prêté un petit livret nous expliquant avec beaucoup de précision la symbolique des différents éléments de ce jardin en trois parties, à parcourir dans un ordre précis afin d’en saisir des bribes de sens. Mais au final, c’est à chacun d’en tirer sa propre interprétation…

 

 

Après la visite du jardin, un thé vert nous fut servi au temple, dans une salle à part, richement décorée et ouvrant sur le jardin. Nous avons pu profiter d’un thé vert préparé traditionnellement à partir de la poudre de matcha, accompagné d’un petit gâteau à la cannelle, tout en admirant encore ce fascinant jardin. Les photos étaient autorisées à présent !

Dans la salle de prière, deux très belles peintures et des explications sur la symbolique de la disposition de la pièce et de ses tatamis.

 

 

 

 

 

 

Nous prenons à présent un taxi pour le Ryoan-ji, un temple bouddhiste très célèbre dans le monde entier pour son fameux jardin sec avec ses 15 pierres (vu notamment dans le film Stupeur et Tremblements d’Alain Corneau, adapté du roman d’Amélie Nothomb). Malheureusement, le temple principal était de nouveau recouvert d’échafaudages qui altéraient quelque peu la contemplation du jardin. A l’intérieur du bâtiment, une exposition de calligraphies et de peintures zen. 

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus de son jardin sec, le temple présente aussi un très beau jardin de conifères ainsi qu’un jardin entourant un grand étang avec nénuphars et petit îlot.

 

 

 

 

Nous nous dirigeons ensuite vers le proche Ninna-ji, qui abrite lui-aussi un beau jardin zen (voir ci-dessous), mais le temps d’arriver là-bas, encore une fois, les portes étaient closes…

 

 

Nous rentrons donc en bus (nous tombons avec beaucoup de chance sur le bon bus du 1er coup !), repassant en coup de vent au Ryôkan pour déposer nos sacs, et repartons pour la gare pour retirer de l’argent et acheter des petits gâteaux pour remercier la propriétaire du Ryôkan pour ce séjour.

Nous retournons au Ryôkan pour notre dernière soirée, avec onsen et dîner. Au menu ce soir : du sukiyaki !!! Gochisôsama deshita !

 

 

 

 

 

 

Malgré notre fatigue, nous faisons nos bagages TRES longuement pour ne rien oublier et de manière à ce qu’ils soient pratiquement prêts pour le grand départ. Nous préparons notre petit sac pour notre excursion du lendemain à Kôya-san, avant de passer notre dernière nuit à Kyôtô (avec des moustiques…).

 

  

Lien :

 

Album Picasa Jour 12

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D
Salut FullMetal Klavikul, ça me fait plaisir de te revoir.
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F
<br /> <br /> Merci, ça fait plaisir! Je vais me motiver pour boucler tout ça! :)<br /> <br /> <br /> <br />