21 Juin 2009 - Jour 11, Part 2 : Promenade méditative... et mangas???
Nous décidons de déjeuner dans la galerie souterraine de la Kyôtô Station, pleine de restaurants. Nous avions au départ prévu de déjeuner au Musashi Suhi, un sushi-bar avec des sushis sur tapis roulants à 137¥ pièce quelque soit le type de sushi, mais le resto était bondé, et une queue d’au moins 20 personnes attendait déjà dehors pour pouvoir rentrer…
Ainsi, nous avons finalement déjeuné dans un petit Izakaya (pub) voisin. Au menu, « deep-fried chicken », « deep-fried octopus » (yummy…) et un set Lunch avec miso soup, tempura de légumes et crevettes, servi avec du riz 5 parfums « Kyôtô Style », soit du riz vapeur avec des légumes que je n’ai pas beaucoup apprécié, et les petits pickles habituels. Nous prenons notre dessert au Mozart Café voisin, où nous avons pu déguster un « pseudo-Sachertorte » (accompagné d’un « café flottard » selon mon père) avec de la musique de Mozart en plus que sourdine (il m’a semblé reconnaître la Marche Turque). En revanche, le vacarme des conversations était, lui, assez assourdissant. Pauvre Mozart…
Nous avons ensuite poursuivi notre journée selon le programme que nous nous étions fixés : direction le Pavillon d’Argent (Ginkaku-ji), en bus ! Cela fut très difficile pour nous de trouver le bon bus au départ de la gare de Kyôtô, tous les plans étant écrits uniquement en Japonais…
Heureusement pour nous, nous avions nos petits guides : allez, bus n°5 ! Seulement voilà : nous étions dimanche, en pleine heure de pointe, et nous nous sommes farcis tous les bouchons sur Kawaramachi-dori et Shijo-dori, les deux grandes artères commerçantes de la ville… Nous arrivons finalement à destination après 1h15 de trajet. Il faisait très chaud, mais beaucoup moins poisseux qu’à Himeji.
Le Pavillon d’Argent était à notre grand regret en travaux, et recouvert presque en intégralité par de magnifiques échafaudages « de l’ère Edo » (ou pas…), découvrant uniquement le dernier étage du pavillon, qui est très semblable au Pavillon d’Or. Ce temple est surtout célèbre pour ses jardins secs (impressionnant cône de graviers !) et son jardin de mousses.
Ce temple est le point de départ du Chemin de la Philosophie, une promenade millénaire située le long d’un canal, fleuri d’hydrangea et d’azalées pour la saison, et qui borde de très nombreux temples bouddhistes, que nous n’avons pas pu tous visiter par manque de temps. Quelques uns ont cependant retenu notre attention, et nous avons fait quelques arrêts le long de ce chemin si calme et si serein…
Au bout de la promenade se dresse le Nanzen-ji, un gigantesque complexe de temples labyrinthique et sans aucun plan compréhensible par des touristes non-japonais… Une impressionnante porte de deux étages en marque l’entrée.
L’heure avançait, et nous cherchions désespérément un célèbre jardin sec indiqué par notre guide dans les environs. Par erreur, nous visitâmes un autre très beau petit jardin situé non loin d’un affreux aqueduc à l’européenne. Ce qui fait peur, c’est que ce truc moche représente le principal intérêt du site pour les touristes Japonais…
Nous trouvons finalement le bon jardin, mais hélàs, hélàs, 5 minutes après qu’il ait été fermé… Pourtant, selon la pancarte des horaires à l’entrée du temple, il était censé fermer dans 15 minutes (et la gardienne n’a rien voulu savoir et ne nous a pas laissés entrer, même pour 5 petites minutes…) ! Nous sommes dépités, et rentrons en empruntant le métro. (ci-dessous, petit aperçu du jardin en question...)
Direction le Kyôtô International Manga Museum, le seul musée du monde consacré aux mangas ! Il était 17h30, et d’après mon guide, il était censé fermer à 20h00. Merci bien ! Il fermait en réalité à…18h00 ! Je n’avais qu’une demi-heure pour faire le tour du musée à la vitesse de la lumière (quand même pas, mais presque…)!
Dehors, il y a une grande terrasse recouverte d’herbe synthétique, où de nombreux jeunes et moins jeunes viennent s’allonger pour lire des mangas, après avoir fait leur choix sur les innombrables murs de mangas, classés par genre : pour filles, pour garçons, pour jeunes adultes, etc. Il y a même des exemplaires de mangas édités dans les autres pays, notamment des éditions françaises...
Au premier étage, une exposition sur les débuts du manga, avec des vieux rouleaux, des couvertures de magazines, des affiches du siècle dernier et finalement des étagères remplies des célèbres périodiques mensuels et hebdomadaires (je pense qu’il y avait tous les numéros existants : impressionnant !) et de vieux mangas des années 1950-1960.
Au deuxième étage, une exposition est consacrée au Comiket, la plus célèbre convention manga du monde, surtout connue pour les innombrables stands d’amateurs vendant leurs fanzines (ou dojinshi).
Une allée est couverte de dessins de 100 Maïkos (apprenties geishas) réalisées par différents dessinateurs, et sont également exposés des dessins assez "chocs" sur l’environnement et le réchauffement climatique.
Au troisième et dernier étage se trouve le centre de Recherches du musée !
J’ai dû parcourir à mon grand regret tous ces étages à toute allure, prenant autant de clichés que je pouvais (certains étaient d’ailleurs en théorie interdits…). A la boutique du musée, j’achète des cartes postales reproduisant de vieilles couvertures de mangas (comme Sazae-chan par exemple) et un stylo (un vrai !). Mon père, mort de fatigue, m’a attendu à l’entrée du musée avec les sacs.
Nous nous installons au Ex-Café voisin pour une petite collation, cernés par des murs recouverts de dessins originaux dédicacés :
- Moebius
- Monkey Punch - Range Murata
- Du Gundam
...et même des auteurs français!
Nous reprenons ensuite le métro pour rentrer au Ryôkan. Après un bon onsen, un bon dîner (oh, du poulet !), nous faisons une petite sortie nocturne.
Nous sommes allés prendre un petit cocktail au Sky Lounge du Granvia Hotel, situé directement dans la gare de Kyôtô : Blue Hawaï, Piña Colada, piano-bar (une tablée a eu droit à un « Happy Birthday to yoooouuuu… » chanté à la japonaise... Très kitsch !) , olives et vue nocturne sur la ville. En redescendant, nous faisons un petit détour par le hall du Kyôtô Theater (dans la gare aussi, décidemment…), avec une petite expo sur Osamu Tezuka, le père du manga d’aujourd’hui : photos et mannequins « à l’échelle » de ses personnages.
Des publicités défilent pour « The Beauty and the Beast – The Musical » : en Japonais, les chansons sonnent vraiment étrangement (« L’histoire éterneeeeelle… »), et Belle ne porte pas très bien son nom (la Bête est mieux en fait…).
Sur ce, retour au Ryôkan, et extinction des feux...
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