Jour 3, Part 2 : De la nostalgie du Vieux Tôkyô aux folies nocturnes de Shinjuku...

Publié le par FullMetal Klavikul

Après cette matinée chargée à Harajuku, nous sommes donc retournés à Hamamatsuchô (après un très très rapide passage à l'hôtel pour déposer nos sacs d'achats "Harajukiens") pour démarrer notre excursion de l'après-midi, à Yanaka.


1.       Yanaka/Ueno Walking Tour

 

 

Accompagnée d'une guide malheureusement mutique (elle parlait juste pour nous dire le nom des lieux ou des objets en Japonais, super... « This is public bath » Ok, merci...), promenade tranquille et très reposante avec un petit groupe dans le vieux Tôkyô (Shitamachi), sous une chaleur assez forte : le quartier de Yanaka, au Nord d'Ueno, un peu sur les hauteurs.

 

 

Le temps semble ici s'être arrêté (maisons en bois, petites échoppes, rues désertes, peu de véhicules et de jeunes), et on a l'impression d'être à des années-lumière de l'ambiance ultramoderne et tentaculaire du nouveau Tôkyô.

 

 

 

Dégustation de Manjyus (gâteaux fourrés à l'Anko, pâte de haricots rouges), visite d'une boutique de papier décoré existant depuis l'ère Edo (achat d'un véritable éventail Japonais/Uchiwa).

 

 

Visites de temples bouddhistes, de cimetières, mais avec très peu d'explications, ou alors représentant pu d'intérêt : « Here is the grave of ..., a famous Japanese singer » Ah, ok...

 

 

 

La promenade continue dans un cimetière où se trouve la tombe de Yoshinobu Tokugawa, dernier Shôgun, ayant redonné le pouvoir à l'Empereur Meiji à la fin de l'ère Edo (19ème siècle).

 

 

Passage rapide dans l'annexe du musée Edo-Shitamachi, ancienne maison de saké : affiches anciennes, vieux tonneaux de saké, dans une grande maison toute en bois. 

 

 

Découverte des tampons souvenirs, chose assez particulière : dans la plupart des sites touristiques, des tampons encreurs à l'effigie du site sont à la disposition des visiteurs, qui peuvent l'apposer sur un papier ou une brochure avec l'emplacement prévu à cet effet en guise de souvenir.

 

 

Après une pause rapide au café d'une bibliothèque, où j'ai goûté le Melon Soda (je n'aurais peut être pas dû : très sucré et chimique, beurk...), nous arrivons au parc d'Ueno : grand parc avec fontaine et pièce d'eau, surtout connu pour les nombreux musées l'entourant et pour ses innombrables cerisiers, célébrés au Printemps lors de leur floraison éphémère.

 

 

 

Beaucoup de sanctuaires, dont le Tôshôgu, malheureusement en travaux (grrr), avec sa longue allée de lanternes en bronze ou en pierre et sa pagode de 5 étages.

 

 

 

 

Juste à côté se trouve le Mémorial de la Flamme d'Hiroshima, où continue de brûler depuis 60 ans une flamme générée à partir d'étincelles  obtenues par frottement de débris fumants d'Hiroshima et de Nagasaki. Un symbole fort...

 

 

Nous nous dirigeons ensuite vers la sortie du parc, passant devant de nombreux beaux sanctuaires...

 

 

 

Près de la sortie du parc, statue de Saigo Takamori, personnage historique sportivement campé par Ken Watanabe dans The Last Samurai, l'original étant petit et obèse, pas vraiment un guerrier...

 

 

Juste à la sortie du parc, la ville reprend ses droits...

 

 

Et là, notre guide nous quitte une heure avant l'heure officielle de clotûre du tour, sans aucune explication, nous laissant aller seuls et TRES rapidement (trop) au Musée National de Tôkyô.

 

 

Nous n'avions qu'une petite heure (plutôt 45 minutes) avant la fermeture du musée, et nous n'avons donc pu voir que l'Heisekan, bâtiment consacré à l'archéologie Japonaise :

-           Figurines Jômon du Néolithique, aux yeux exhorbités

-          Très anciennes poteries

-          Plus d'une cinquantaine d'Haniwas (statues en terre cuite) de toutes tailles et représentant des hommes, des femmes, des animaux ou des objets

-          De très anciennes armures, d'antiques armes et des objets divers

 

Tokyo National Museum, Archaeology

 

Après un petit tour à la Bookshop, petite exposition très intéressante sur l'arrivée du Bouddhisme au Japon (The Path of Buddha), avec l'évolution des représentations de Buddha du Pakistan au Japon, en passant par l'Inde, la Chine et la Corée.

 

2.        Soirée à Shinjuku

 

Nous prenons le métro de Ueno jusqu'à la Shinjuku Station, la plus grande station de métro du monde ! Un labyrinthe infernal de couloirs, de sorties, le tout rempli par une foule très très dense... Vraiment étouffant !

 

 

A la sortie Est, un amas de jeunes est rassemblé sur la place en face du Studio Alta et de son écran géant : ambiance « shibuyesque » assourdissante...

 

 

 

Nous retrouvons Julie et Yûuki dans la foule, et assistons à la frénésie de Shinjuku : un monde fou dans les rues, dans les magasins (Studio Alta Yukata Festival), des affichages lumineux, des publicités ultra-bruyantes...

 

 

 

Nous entrons dans une immense librairie sur plusieurs étages (Kinokuniya) et achetons des cartes postales (très très difficile à trouver au Japon !) et nous amusons à feuilleter des méthodes Japonaises d'apprentissage du Français : on repère quelques coquilles intéressantes...

 

 

La nuit tombe, les lumières s'allument tout autour de nous... Julie et Yûuki nous emmènent dans les ruelles étroites et sordides du Golden Gaï, bordées de bars minuscules un peu glauques (ambiance un peu « Yakuza ») : cette minuscule partie de Shinjuku est située juste parallèlement à Shinjuku-dori, mais l'ambiance y est tellement différente !

 

 

 

Nous avons ensuite LONGUEMENT marché jusqu'à Shinjuku Ouest et sa forêt de buildings tous plus imposants les uns que les autres entourant l'incroyable building de la nouvelle mairie de Tôkyô, œuvre de l'architecte Kenzo Tange (la photo n'est pas de moi, le résultat est vraiment trop moche pour que je l'expose ici...).

 

 

Nous montons jusqu'à l'observatoire au 45ème étage (en ascensceur, oh ! On n'est pas fous non plus...), et contemplons par de grandes baies vitrées les lumières de la ville et du fameux Park Hyatt, hôtel ayant servi de cadre à Lost In Translation (on voulait aller au Sky-Bar de l'hôtel, évidemment, mais apparemment pas d'entrée sans costume et veste. Dommage...).

 

 

 

Puis, après avoir fort péniblement retraversé Shinjuku Ouest (« Mes piiiiieds... »), nous retrouvons Christophe, un ami de Julie, pour aller manger au Kabuki-chô, le quartier chaud de Tôkyô, avec bars à hôtesses ou à hôtes (il en faut pour tous les goûts...), des salles de jeux et surtout de pachinkos, et les fameux Love Hotels, hôtels de passe surtout destinés aux jeunes couples...

 

 

 

 

Nous entrons dans un restaurant nommé Momo Paradise (sympa le nom, mais c'est quoi ?), après avoir pris un ascenseur dans un de ces immeubles où il n'y a que des restaurants sur plusieurs étages... Nous arrivons dans un immense resto bondé, rempli surtout de jeunes. Guidés par le serveur à travers un dédale de tables bondées, après avoir traversé trois salles pleines à craquer, nous arrivons devant notre table déjà garnie de tout le nécessaire pour le Shabu-Shabu, sorte de pot-au-feu Japonais (une grande bassine de bouillon au milieu de la table, qui n'attend que de recevoir les lamelles de viande, les nouilles et les légumes disposés dans un plat à part). Tout à volonté pendant 1h30, y compris les boissons (bières, "ciders" à la Japonaise, vraiment pas terribles, et thé vert): Ittadakimaaaaaaaaasu !!!! (Bon appétit!)

 

 

 

Après ce festin gargantuesque (...), histoire de finir la soirée (nuit ?) en beauté, nous faisons un Karaoké ensemble pendant 45mn, dans un des très nombreux immeubles à karaoké, proposant des salles privées pour petits groupes, avec canapés et tout et tout ! Nous profitons d'un service boisson médiocre (whisky imbuvable et mojito sans goût),  mais surtout d'un moment très sympa et vraiment délirant, entre J-Rock (merci Julie ^^), Gaisnbourg, Queen (oh mon dieu, Bohemian Rhapsody... O_O) et Sonata Arctica (Fullmoon pour moi, héhéhé...).

 

 

 

Yûuki a dû courir pour attraper le dernier train pour rentrer chez lui, et nous sommes restés un peu plus longtemps avec Julie et Christophe, devant les étranges façades des Love Hotels et dans un Taito Game Center, où nous trouvons les cabines de Purikura, ces photomatons un peu cucul pour jeunes filles (genre « La photo de l'amitié », avec du rose et des petits cœurs partout), et d'innombrables jeux d'arcade divers...

 

 

 

Devant la complexité de la gare de Shinjuku et notre état de fatigue avancé (il était pas loin de 2h00 du matin), nous avons pris un taxi jusqu'à notre hôtel après nous être donnés rendez-vous avec Julie et Christophe le lendemain soir à Koenji, dans leur quartier.

 

(Zzzzzzzzzzzzzzz)

 

 

Lien:

 

Album Picasa Jour 3

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E
Fullmoon rocks dude !<br /> Tokyo by night a vraiment l'air extra...<br /> En tout cas t'es difficile question boissons toi, hein ^^
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F
<br /> Yeah Sonata Arctica powaaaaaaaa! :p (et le "Mojito" n'avait vraiment aucun goût, on aurait dit de la limonade avec un petit peu de menthe... Surtout pour le prix, vraiment...)<br /> <br /> Tokyo by Night c'est énorme: du monde partout, une ambiance de folie, des bruits bizarroïdes partout... Vraiment unique! :p<br /> <br /> <br />
X
Depuis que j'ai lu Love Hina, je rêve d'avoir mes propres Purikura (le héros les collectionne)!<br /> <br /> Et depuis Love Story, c'est davantage les love hotels, mais ça...
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