15 Juin 2009 - Jour 5 : Spiritualité à Kamakura, otakuïsme à la Character Street et festin à Ginza...
Encore lever tôt et bus jusqu'à Hamamatsuchô: et oui, nouvelle journée, nouvelle excursion!
Devant le guichet, rencontre avec la guide nippo-américaine Kathleen pour nous tous seuls (visite privée en groupe).
Nous prenons alors le train direction Kamakura, à environ une heure au Sud de Tokyo, une des plus anciennes capitales du Japon.
Arrivés à Kamakura, nous prenons un train local jusqu’au Hase Dera Temple.
Après avoir passé la très belle porte gardée par les conducteurs de rickshaws, nous découvrons une superbe pièce d’eau avec iris flottants et nénuphars.
Premier palier : sanctuaire dédié à Jizô, divinité bouddhique vénérée par les parents pour la santé de leurs enfants. Innombrables petites effigies en pierre et petit bassin en forme de svastika.
Deuxième palier : Hase Kannon, le temple principal.
A l’intérieur de cette grande salle devant laquelle tant de monde fait la queue, se dresse une superbe et imposante statue dorée de plus de 9m, représentant une Kannon aux onze visages (photos interdites, donc vive Google Images!): les voyez-vous?
Dans la cour, on peut trouver d’autres statues de Jizô et Kannon, ainsi qu’une statue de Bouddha tenant dans ses mains une fleur d’hortensia pour la saison.
Près de l’Hase Kannon, un petit sanctuaire dédié à Daikokuten, divinité Shintô de la fortune et de la richesse : la statue est touchée par de nombreux visiteurs pour le succès de leurs affaires.
Nous avons pu profiter des explications très éclairantes et passionnantes fournies par notre guide, qui avait une grande connaissance des traditions, croyances et légendes du bouddhisme. De plus, comme nous étions les seuls de son groupe, nous n’étions absolument pas pressés par le temps et avons pu en profiter un maximum…
Comme c’était le mois de Juin, saison des pluies, nous avons eu l’immense chance de pouvoir contempler la colline au-dessus du temple, entièrement recouverte d’hortensias de toutes formes et de toutes couleurs, que nous avons gravi accompagné par des centaines de Japonais et Japonaises émerveillés par ce spectacle…
Photos à n’en plus finir, et retour à la gare d’Hase, pour reprendre le train et revenir à Kamakura Station.
Nous marchons jusqu’au fameux Daibutsu, ou Grand Bouddha de Kamakura, gigantesque et majestueuse statue en bronze de Bouddha en méditation sur un piédestal, avec un visage d’une grande sérénité et un regard plein de sagesse… La seule partie de la statue qui n’est pas en bronze est son troisième œil, en argent.
Sur un mur de la galerie entourant la statue se trouvent les sandales de Bouddha, à l’échelle de la statue vu la taille…
Nous prenons un excellent déjeuner quasi-végétarien (bouddhiste forcément, donc quasiment que du tofu ou du washi, sorte de "feuille de lait de soja fermenté") juste à la sortie du Grand Bouddha.
Après ce déjeuner, nous nous promenons dans la ville de Kamakura, le long d’une très longue allée bordée de cerisiers (ça doit être magnifique au printemps…) pour arriver devant le torii signalant l’entrée du sanctuaire Hachiman-gû.
Nous marchons jusqu’au Maiden, pavillon de danse très coloré et gardé par une horde de pigeons !
Juste derrière débutent les marches menant au sanctuaire proprement dit, avec un ginkgo millénaire à leur base.
Après l’ascension, nous arrivons devant un sanctuaire vermillon de style Edo, très richement décoré et coloré.
Nous nous promenons ensuite dans le reste du sanctuaire, et voyons un petit sanctuaire noir, un autre étang couvert de lotus et un petit sanctuaire dédié aux Inari sur un ilôt.
Nous rentrons tranquillement à pied vers la gare, en goûtant diverses friandises locales :
- Glaces au thé vert et à la patate douce
- Dangos à la patate douce (oui, vous l’aurez compris, la spécialité du coin C’EST la patate douce !)
- Tofu grillé, choisi totalement par erreur, et totalement immangeable au final…
- Petit gâteau à la citrouille et aux cacahuètes (miam)
De retour à la Tôkyô Station, grâce aux indications de la guide, je trouve un autre endroit réservé exclusivement aux otakus : la « Character’s Street », au sous-sol de la grande galerie marchande de la gare… Avec notamment une boutique Ghibli, la Jump Shop, etc etc : je me suis fait plaisir…
Pendant ce temps, mon père m’attendait dans un café où il a attendu une heure sans qu’aucun serveur ne lui propose quoique ce soit. Sympa…
Pour notre dernière soirée Tokyoïte, nous décidons de sortir dans le quartier de Ginza, pour trouver un bon restaurant. Nous arrivons sous une pluie battante, mais nous étions armés de nos parapluies, pour une fois !
Nous avons pu profiter d’une vue nocturne des grands boulevards de Ginza, avant d’aller flâner dans les rues parallèles pour trouver notre bonheur…
Parmi la file de restos divers et variés à tous les prix, nous entrons par un heureux hasard au Paradis (ou presque) : Inakaya.
Avec force cris, le serveur en costume nous installe à un grand comptoir, et devant nous se trouvent des dizaines de paniers remplis de choses appétissantes, aussi bien légumes que viandes, poissons, fruits de mer…
Derrière ce comptoir, deux cuisiniers, également en costumes, attendent que nous leur indiquions ce que nous désirons manger…
En fait, nous nous trouvons dans un restaurant Robatayaki (cuisine paysanne de l’Ere Edo), où tout ce que l’on demande est préparé et grillé sur plaques devant nos yeux, le tout exécuté avec maestria par des cuisiniers acteurs, qui crient, interpellent le client, et répètent les mêmes phrases en écho : vraiment unique !
Petit aperçu avec une vidéo qui n'est pas de moi...
Au départ un peu désorientés par cette ambiance, on se prend rapidement au jeu, et on commence à commander pratiquement TOUS les aliments présents devant nous : je vous fais grâce de la liste détaillée, ces quelques photos parleront d’elles-mêmes…
Et tout ça arrosé de moultes Asahi Super Dry et de saké chaud (+ un verre de saké froid, offerts par nos voisins passablement éméchés, suffisamment pour dire de Papa qu’il ressemblait à Jean Reno…) ! Et bien entendu, le personnel trinque aussi avec les clients : allez, un p’tit saké pour la route !
Toutes nos commandes nous sont servies sur une grande spatule en bois, tendues par les cuisiniers de l’autre côté du comptoir, y compris les bouteilles de bière !
Nous sommes complètement rassasiés à la fin de ce festin, sans avoir mangé ni nouilles ni riz pour une fois, et avec même des Golden Kiwi en dessert !
Et c’est sous une pluie battante que nous sommes retournés à la station de métro de Ginza, pour notre dernier voyage dans le dédale du métro Tokyoïte, jusqu’à notre hôtel.
Dernière nuit à Tôkyô...
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